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COURTE HISTOIRE DU DOBERMANN Frédéric Louis Dobermann, l’homme qui donna son nom à la race est né le 2 janvier 1834 à Apolda dans la province de Thuringe en Allemagne. Son histoire personnelle reste floue mais il semble avéré qu’il exerçait la profession de collecteur d’impôts, et probablement qu’il se soit occupé de la fourrière et de l’équarrissage aux abattoirs. Il s’attelle à la « création » du dob vers 1865 pour aboutir en 1890 à un type de chien qui ne le satisfait pas pleinement mais que l’on peut considérer comme l’aïeul de la race. Il n’aura pas le temps d’aller plus loin dans sa sélection puisqu’il meurt en 1894. D’après son fils, il aurait pour amélioré ses chiens et fixer leur caractère utilisé une chienne nommée Bismarck, elle faisait l’admiration de son propriétaire pour la qualité de ses chiots. C’était d’une grande chienne avec des tâches feu. En ce qui concerne les races utilisées pour créer le dobermann tout n’est que supputation. Si le « matériau » de base fut très vraisemblablement le chien de boucher, fort répandu à l’époque, leur origine germanique, leur caractère et certains aspects de leur morphologie rendent quasi certaine la présence parmi les géniteurs initiaux de pinschers, de schnauzers et de rottweillers. D’autres chiens ont sans doute eux aussi apporté leur concours à l’élaboration de la race, on entend souvent parler du greyhound, le robuste lévrier anglais, mais aussi le Manchester terrier, du braque, du dogue et même de beaucerons oubliés en Allemagne et en Pologne parla grande armée de Napoléon.Toutes ces hypothèses ne pourront malheureusement jamais être vérifiées. A la mort de Mr Dobermann, c’est un ami qui hérite de la meute. Il s’appelle Otto Goeller et c’est un maître de poste qui va applique les connaissances qu’il a de la génétique des chevaux aux chiens.Sous sa houlette le type premier de la race va gagner en homogénéité. C’est un étalon nommé Graf Belling qui lui permettra de parachever son travail d’uniformisation des sujets.Le Dobermann d’alors est plus petit, plus long et plus trapu que les sujets d’aujourd’hui, mais on le reconnaît quand même bien.Quand au caractère, un éleveur suisse dira d’eux : Ils étaient robustes, et n’avaient peur de rien pas même du diable en personne. Heureusement depuis, les éleveurs ont fait un travail de sélection remarquable gardant à la race toutes ses aptitudes à l’utilisation tout en en faisant un parfait chien de famille. LE MAITRE IDEAL Le dobermann est au chien ce que la Ferrari est à la voiture de tourisme, et comme pour une Ferrari sa conduite demande un minimum de qualités et d’expérience ; pour se faire obéir d’un Dobermann son maître devra commencer par se faire respecter et reconnaître comme chef de meute. Calme et sûr de lui, il veillera à n jamais entrer dans le jeu d’un chien qui, même sans en avoir l’air, passera les premiers mois de sa vie à le tester, à l’observer, et n’aura aucun mal à cerner les limites de son autorité. La clef de la réussite réside dans une confiance mutuelle : si le chien sent que son maître la lui accorde sans hésitations, ni faiblesses, il saura la lui rendre. N’oubliez jamais qu’un chien détecte le moindre de vos états d’âme : ne lui laissez jamais penser que vous doutez. S’il n’est pas bon de le surveiller à longueur de journée, le dobermann appréciera malgré tout de passer quelques heures par jour au sein de la famille. Compagnie et hiérarchie sont en effet indispensables à son développement. Dès que le chiot aura son rappel de vaccin, vous pourrez l’emmener en ville. Afin de le sociabiliser, vous vous arrangerez pour le faire caresser par beaucoup de monde. Cela ne lui enlèvera pas ses aptitudes de gardien, mais au contraire, lui donnera confiance en lui.Si vous ne le sortez pas et que vous ne le faites pas toucher par des personnes étrangères, vous aurez un chien méfiant et peut être même peureux.Or un chien peureux n’est en aucun cas un bon gardien. Par l’éducation que vous donnerez à votre chiot, vous façonnerez son caractère.Vous devez être ferme mais doux, autoritaire sans être tyrannique. Le Dobermann est doté d’un fort tempérament, c’est un dominant par nature. Si vous négligez son éducation, que vous le laissez monter sur les lits et canapés, mendier à table, vous risquez d’avoir un conflit lors de la puberté. Le jeune Dobermann élevé sans bien savoir quelle est sa place dans la hiérarchie familiale, se choisira tout naturellement la place du chef de meute et tyrannisera son entourage. Il ne sera pas devenu un chien méchant mais un chien mal élevé. Il n’y a pas de mauvais chiens mais de mauvais maîtres, et il est plus facile de se débarrasser de son chien parce qu’il est devenu méchant que de s’avouer que l’on a pas été capable de l’éduquer correctement et fermement. Autorité et fermeté n’ont, par ailleurs, jamais été synonymes de brutalité. Le chien, pas plus que l’homme n’apprécie les chefs tyrannique, injustes ou violents. Au mieux, le Dobermann dressé dans la crainte des représailles plutôt que dans la complicité deviendra craintif et malheureux. Au pire, il encaissera les mauvais traitements jusqu’au jour où il décidera de se venger, et ce jour là, Le faux maître regrettera certainement ces abus de pouvoir. Le Dobermann a besoin de sentir que vous l’aimez, le meilleur moyen d’y parvenir c’est encore de le récompenser cent fois plus que vous le punissez, et de lui faire partager des moments de bonheur.A cet égard, un maître sportif ne peut qu’être apprécié par cet athlète à quatre pattes mais avec un minimum de bonne volonté, n’importe qui est capable de faire quelques kilomètres à vélo pour permettre une fois de temps en temps à son chien de se d dégourdir autrement qu’en solitaire. La complicité doit également s’instaurer à l’occasion de gestes aussi quotidiens que le repas ou le brossage. Pour peu que le maître le félicite avec douceur et tendresse tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes.
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